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Reconstruction du Saint-Sépulcre de Jérusalem sous Constantin IX Monomaque

  • Nom : Reconstruction du Saint-Sépulcre de Jérusalem sous Constantin IX Monomaque
  • Lieu : Jérusalem
  • Date/période de construction : Commandité en 325/326 ; reconstruction vers 630, puis en 1048.
  • Matériaux de construction : Pierre
  • Décor architectural : Sculpture architecturale , mosaïques en opus tesselatum
  • Destinataire/mandataire : Constantin et sa mère Hélène ; reconstructions par Héraclius puis Constantin IX Monomaque

La construction de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, monument le plus important de la chrétienté, a été commanditée par Constantin et sa mère Hélène en 325/326. Cependant beaucoup de points sont encore sujets à débats. L’ensemble comportait, lorsqu'il fut achevé, un atrium, une basilique à cinq nefs, une cour à trois portiques, le Golgotha, un baptistère et la tombe du Christ entourée d'une rotonde. Un désaccord sur la date précise des différents éléments subsiste, mais les recherches récentes semblent montrer que la basilique, appelée Martyrion, et la rotonde, Anastasis, faisaient partie du programme primitif.

La suite de l'histoire du Saint-Sépulcre est liée aux vicissitudes du sort de Jérusalem. En 614 les Perses sassanides attaquèrent la ville de Jérusalem et emportèrent la Vraie Croix. La destruction partielle de l’église du Saint-Sépulcre entraîna sa restauration sous le règne d’Héraclius (610-641), avant que ce dernier n’y ramenât triomphalement la Vraie Croix en 630. En 638, à la suite d’un siège, Jérusalem tomba aux mains des Arabes. En 1009, le calife fatimide al-Hakim bî ‘amr Allâh (996-1021) ordonna la destruction de l’église du Saint-Sépulcre. Les relations s’améliorèrent entre l'Empire byzantin et les califes après 1027, ce qui aboutit à un accord entre l’empereur Michel IV (1034-1041) et le calife al-Mustansir (1036-1094). L’église fut alors reconstruite aux frais de l’empereur. Le travail fut achevé en 1048 sous Constantin IX Monomaque (1042-1055). Une équipe de maçons byzantins envoyée par l’empereur reconstruisit le Saint-Sépulcre en collaboration avec une équipe locale. Si la sculpture architecturale conservée du monument constantinien a été réemployée, la maçonnerie du XIe siècle diffère de celle du bâtiment originel. La différence la plus importante entre l’édifice constantinien et celui du XIe siècle est le plan, dont la superficie a été réduite de moitié : la basilique à cinq nefs et l’atrium, c’est-à-dire toute la partie orientale, ont été abandonnés. En revanche, la cour à trois portiques, entre la basilique et la rotonde, a été restaurée avec les mêmes dimensions qu’auparavant. À l’ouest de la cour, trois nouvelles chapelles ont été construites, mais ne nous sont connues que par des sources écrites. Les citernes à l’ouest de ces bâtiments ont été transformées en une chapelle souterraine. Entre le Patriarcat et l’Anastasis ont été ajoutées différentes nouvelles chapelles. Trois furent construites au sud de l’Anastasis, celle du centre servant de baptistère. Ces chapelles remplaçaient la basilique constantinienne.

L’ensemble du nouvel édifice fut richement décoré d’un pavement de mosaïque de pierres de différentes couleurs. Le pavement de mosaïques présentait surtout des motifs géométriques. Le pavement de l’Anastasis comportait une dizaine de panneaux. Au milieu de ces panneaux se trouvaient des plaques de marbre, entourées d’une bordure en motifs de losanges. Sur les quatre côtés se trouvent encore, sur fond blanc, quatre représentations figuratives différentes. Il s’agit à chaque fois de deux animaux affrontés, par exemple deux poissons de part et d’autre d’un calice ou deux oiseaux étranges attaquant un poisson. Ces motifs décoratifs sont d’inspiration islamique et se retrouvent également sur des plaques sculptées, des céramiques, des objets en métal ou des étoffes. Cela montre sans doute l'intervention d'artisans locaux, mais il faut remarquer que ce répertoire s'était largement répandu dans le monde byzantin.

BIBLIOGRAPHIE DU MONUMENT

Biddle, M. et al., Die Grabeskirche in Jerusalem, Stuttgart, 2000.

Corbo, V. C., Il Santo Sepolcro di Gerusalemme. Aspetti archeologici dalle origini al periodo crociato, 3 vol. Jerusalem, 1981, Franciscan printing press, « Studium biblicum Franciscanum, Collectio major, 29 ».

Krüger, J., Die Grabeskirche zu Jerusalem: Geschichte, Gestalt, Bedeutung, Regensburg, 2000, Schnell und Steiner.



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