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Architecture et espace urbain

A Byzance

L’architecture byzantine, qui connaît au VIe siècle, sous le règne de l’empereur Justinien Ier (527-565), une véritable apogée, n’est au fond que le développement et l’épanouissement de la profonde transformation apportée par le monde romain, en particulier sous l’Empire, à l’histoire de l’architecture. Pour comprendre cette évolution qui a durablement façonné l’histoire postérieure de l’architecture européenne, il est nécessaire de revenir sur les principales conquêtes de l’architecture romaine.

À la différence de l’architecture grecque qui, pour les édifices de prestige en tout cas, utilisait essentiellement des blocs de pierre de taille liés par un système de goujons, le monde romain utilisait largement le mortier. La familiarité avec cette technique permit de développer des voûtes de grandes dimensions dont les premiers exemples se trouvent dans des salles de thermes à Baïes, en Campanie, au Ier siècle av. J.-C. Cette tradition ne se démentit pas et permet par la suite le développement des grands thermes impériaux, dont le dernier exemple en date est fourni par ceux de Dioclétien à Rome, construits à la veille de la christianisation de l’Empire. Le Panthéon, reconstruit au début du IIe siècle, fut surmonté d’une coupole qui allait rester pour de longs siècles la plus grande connue du monde romain.

Le second apport essentiel de l’architecture romaine fut l’importance accordée aux volumes intérieurs et à leur décoration, au détriment de l’aspect extérieur. On considère que la salle octogonale du palais Domus Aurea, que Néron (54-68) se fit construire à Rome, inaugure cet intérêt pour des volumes intérieurs inattendus.

Un des points culminants de cette virtuosité architecturale reste, un peu plus d’un demi-siècle après la Domus Aurea,  la Villa Hadriana, construite par l’empereur Hadrien (117-138) à Tivoli.

C’est à partir de ces savoir-faire que se développera l’architecture byzantine qui nous est essentiellement connue par l’architecture religieuse et, dans une moindre mesure, par l’architecture militaire. Très peu de vestiges par contre nous disent ce qu’était l’architecture civile, qu’il s’agisse de grandes résidences ou d’humbles maisons. L’architecture militaire, sans innover dans les principes de poliorcétique qui restent ceux définis à l’époque hellénistique, en particulier dans le traité de Philon de Byzance, se distingue par la construction ou la reconstruction des remparts des villes. Sa grande période est antérieure au VIe siècle. Mais il faut rappeler que les remparts de Constantinople, reconstruits au début du Ve siècle sous l’empereur Théodose II (408-450), ont défié tous les assiégeants jusqu’en 1204 où l’armée de la IVe Croisade réussit à prendre la ville.

L’époque de Justinien voit encore la construction de nombreuses églises. La plupart d’entre elles restent fidèles au plan basilical, lui aussi hérité du monde romain, mais adapté au culte chrétien, dès le règne de Constantin (324-337) à travers les choix que l’empereur fit pour les premières basiliques qu’il fit édifier à Rome. Plusieurs édifices du VIe siècle sont encore conservés, relativement peu altérés dans l’architecture ou même dans le décor. Le plus complet est peut-être Saint-Apollinaire-in-Classe, à Ravenne. On peut aussi citer Saint-Démétrios à Thessalonique, dont l’intérieur a gardé son plan originel malgré une importante restauration tardive, ou l’Acheiropoiètos, à Thessalonique également. Ces églises destinées à accueillir un nombre important de fidèles, ont un espace intérieur magnifié par un riche décor de marbre et de mosaïques – de peintures pour les plus modestes – qui culmine par une grande image placée dans l’abside, où en général est représenté le Christ.

Les basiliques sont concurrencées par des églises à plan centré qui, elles aussi, apparaissent dès le IVe siècle. Saint-Vital de Ravenne, construit sur un plan octogonal sous Justinien, en est le plus bel exemple conservé. La présence de la coupole ajoute à la qualité du volume intérieur et permet de jouer sur la symbolique céleste. Ce double avantage entraîne une combinaison entre ces deux types de plan. C’est là l’origine de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, qui reste un chef d’œuvre de l’architecture mondiale et dont le plan n’a jamais été repris à l’identique. La construction de basiliques à coupole se poursuivra du VIe au VIIIe siècle. La qualité de l’architecture justinienne s’est également exprimée dans deux autres édifices où le nombre de coupoles s’est multiplié. L’un n’est pas conservé, la basilique des Saints-Apôtres à Constantinople, l’autre l’est en partie, la basilique Saint-Jean à Éphèse. L’Eglise Saint-Marc à Venise, rebâtie au XIe siècle, est sans doute une reproduction assez fidèle des Saints-Apôtres. Elle nous permet de comprendre l’impression visuelle donnée par l’architecture byzantine, grâce notamment à son très riche décor de mosaïques. Cette impression d’ensemble reste authentique à Venise, même si une grande partie de ces mosaïques n’est pas byzantine.

Par la suite, l’architecture byzantine produira des édifices plus modestes. Il ne s’agira en effet plus de construire de grandes églises cathédrales. Un certain nombre de facteurs, liés à la vie politique et religieuse de l’Empire byzantin, donneront la prédominance aux monastères et à la construction de petites églises privées. Les monastères eux-mêmes peuvent être modestes et sont le plus souvent liés à des initiatives de donateurs, tels l’empereur ou des personnages importants proches de la cour impériale et jusqu’à des fonctionnaires de rang moins élevé. Au plus tard à partir du Xe siècle, s’impose pour les églises, ce que l’on appelle le plan en croix grecque inscrite dans un carré. Une coupole centrale est soutenue par quatre bras voûtés, qui se combinent avec des compartiments d’angles pour former un carré. Ce noyau central est précédé d’un narthex à l’ouest, et suivi à l’Est d’un sanctuaire constitué en général par une triple abside. Dans la capitale de l’Empire, l’église du Myrelaion (aujourd’hui Bodrum Camii) ou celle de Constantin Lips (aujourd’hui Fenar Isa Camii) en sont des exemples caractéristiques des débuts du Xe siècle. Ces églises sont souvent le katholikon – église principale – d’un monastère, et leur taille est liée à la richesse du monastère et au nombre de moines qui y pouvaient résider. Il n’est donc pas surprenant qu’une des plus grandes soit le katholikon du monastère du Pantokrator à Constantinople, fondation de Jean II Comnène (r. 1118-1143). Deux cas particuliers sont les églises des monastères de Hosios Loukas et de Daphni en Grèce, à la fois par leur taille, la richesse du décor en mosaïques, qui les rapproche de la Néa Moni de Chios, fondation de Constantin IX Monomaque (r. 1042-1055), et par leur plan original où la transition entre la forme circulaire de la coupole et le carré sur lequel elle doit se poser est assuré par des trompes d’angles et non par des pendentifs comme c’est généralement le cas dans les églises byzantines.

Dans les derniers siècles de l’architecture byzantine, une plus grande variété apparaît, mais il s’agit toujours au fond de variations sur le même thème de base, la croix grecque inscrite. Le décor extérieur peut s’enrichir (Saints-Apôtres de Thessalonique, XIVe siècle), la coupole centrale devenir plus élancée (monastère de Gra?anica, XIVe siècle), l’espace central être plus dégagé (à Constantinople, monastère de la Kyriotissa, aujourd’hui Kalenderhane Camii, XIIe siècle), mais les principes restent les mêmes. Et, toujours, le décor interne, mosaïques ou peintures, constitue un élément fondamental pour la perception de l’espace intérieur. Le visiteur contemporain peut encore s’en rendre compte par les mosaïques et le décor en marbre du katholikon du monastère de Hosios Loukas en Grèce, ou par les peintures de la chapelle funéraire de l’église du monastère du Christ de Chora (aujourd’hui Kariye Camii).

J. -M. S.

 

En Islam

En Islam, l’architecture s’est principalement développée en contexte urbain. La ville est à la fois centre religieux, politique, administratif et commercial, ainsi qu’un pôle où se diffuse le savoir. Au centre de la ville, la Grande Mosquée réunit le vendredi l’ensemble de la communauté musulmane. Avec l’accroissement urbain, les pôles religieux sont souvent démultipliés : chaque nouveau quartier s’organise autour de sa Grande Mosquée. La Grande Mosquée est entourée d’une zone commerciale, le sûq, dont les secteurs sont spécialisés, tandis que les édifices du pouvoir et de l’administration sont le plus souvent situés dans le voisinage de la mosquée.

La conquête de la Syrie et le choix de Damas comme capitale de l’Empire vont marquer à jamais l’architecture islamique, qui sera traversée, dès les Omeyyades, d’influences classiques et byzantines. La période omeyyade voit en effet la naissance d’un grand nombre de monuments, principalement des mosquées et des palais, aux éléments antiquisants fortement marqués : le Dôme du Rocher (691) à Jérusalem, qui reprend la forme octogonal du martyrium classique, et la Grande Mosquée de Damas (706-714), qui s’élève sur un site antique et incorpore des murs préexistants, sont ornés de mosaïques aux motifs romano-byzantins ; les « châteaux du désert » suivent le plan du castrum romain (‘Anjar) et sont décorés de fresques (Qusayr Amra, début VIIIe siècle) ou de mosaïques (Khirbat al-Mafjar, Qasr al-Hallabat et Qasr al-Hayr, VIIIe siècle) aux thèmes classiques. La conquête de territoires plus à l’Est se lit également dans l’architecture omeyyade : la salle de réception de la citadelle d’Amman est une pièce à quatre iwâns (salle voûtée ouverte sur une cour), couronnée d’un dôme, le décor en stuc de Khirbat al-Mafjar est inspiré de motifs sassanides et le décor du château de Mshattâ (743) réalise ces mêmes motifs dans la pierre.

Avec la révolution abbasside et le transfert du pouvoir à l’est, les traditions irano-sassanides sont de plus en plus importantes dans l’architecture, avec des édifices non plus en pierre, mais principalement en briques, ornés de stuc, de pierres et de peintures. Le schéma des mosquées se normalise avec la construction de vastes salles de prière hypostyle, généralement barlongues. Les variantes résident principalement dans la mise en valeur de l’axe du mihrab par l’élargissement de l’axe ou la présence d’une coupole, ainsi que dans le choix d’arcades perpendiculaires ou parallèles au mur de qibla, de colonnes ou de piliers, d’une couverture plate ou de voûtes. La création architecturale est stimulée par la fondation de villes nouvelles et de capitales par les souverains abbassides : la ville circulaire de Bagdad est fondée en 762 par al-Mansûr, tandis que la ville de Samarra, célèbre pour ses minarets hélicoïdaux, sera fondée par al-Mu‘tasim en 836.

En Afrique du Nord, l’influence mésopotamienne s’est mêlée au terreau classique et berbère, comme en témoignent les carreaux lustrés du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan (IXe siècle) ainsi que le minaret hélicoïdal et les décors de la mosquée Ibn Touloun (876-879) au Caire. À cette période s’y développent les mosquées à plan en T (Grandes Mosquées de Kairouan, de Tunis et de Sousse) et l’usage du ribat, « monastère-forteresse » pour les soldats engagés dans le jihad (Monastir, Sousse).

L’Andalousie est par excellence terre de mélange, comme en témoignent plusieurs éléments de son architecture : dans la Grande mosquée de Cordoue, la forme de l’hypostyle est combinée avec les traditions classiques et wisigothiques pour produire un style unique dans lequel se lit la nostalgie de l’architecture omeyyade de Syrie (arcature sur deux niveaux, mosaïque, ablaq ou alternance de pierres polychromes dans la maçonnerie).

À partir du Xe siècle, l’empire abbasside commence à se désagréger, occasionnant une régionalisation plus importante de l’architecture islamique.

En Égypte, les Fatimides fondent autour de 970 une nouvelle capitale, Le Caire, ville-palais réservée au calife, qui témoigne de la fusion qu’a réalisée l’architecture fatimide, entre traditions maghrébines et iraniennes (muqarnas ou niche à structure alvéolaire, arc à profil persan). Les mosquées (al-Azhar, 972 ou al-Hakim, 990-1013) présentent toujours le plan arabe traditionnel (nefs parallèles au mur de qibla et travée du mihrab mise en valeur). À partir de la construction d’une nouvelle enceinte par le vizir Badr al-Jamali, la pierre supplante la brique : ainsi, la façade de la salle de prière d’al-Aqmar (1125) transpose, dans la pierre, les motifs d’al-Azhar. C’est également à cette période que se développe l’architecture funéraire (nécropole d’Assouan, XIIe siècle). La conquête de la Syrie puis de l’Égypte par les Ayyoubides donne lieu à une architecture syncrétique, particulièrement lisible dans l’amélioration des techniques de la pierre de taille (arcs et voûtes à claveau) nécessaire à la solidité de l’architecture militaire (citadelles d’Alep et de Damas).

En Anatolie, les Seldjukides de Rûm transposent eux aussi dans la pierre les formes de l’architecture en brique héritée de leurs origines asiatiques et de leur passage en Perse : iwân à encadrement plat, pishtaks (grands portails), arcs brisés et voûtes en carènes et muqarnas. Cette architecture se caractérise à la fois par une économie structurelle et par un foisonnement décoratif. Les mosquées, à hypostyle, présentent des plans assez variés : arcades parallèles à Diyarbekir, Dunaysir et Mardin, mais perpendiculaires à Sivas, voûtes sur arcades croisées à la mosquée Ala ed-Din de Nigdé (1223). Les madrasas – à cour fermée par une coupole (madrasa Tchukur à Tokat, madrasa Karatay de Konya) ou ouverte et encadrée de deux ou quatre iwâns (madrasa Karatay à Antalya) – les tombeaux – turriformes (türbe) ou à coupole (kümbet) –, et les caravansérails (grands gîtes d’étapes pour les caravanes, avec muraille, cour et mosquée), sont alors érigés en nombre.

Au Maghreb et en Espagne, les visées réformatrices des Almoravides et des Almohades influencent fortement l’architecture, associant austérité – dans le travail des matériaux notamment (brique et pierre) – et goût marqué pour l’ornementation (décoration élaborée, arc polylobé, muqarnas). La Qarawiyin de Fès (1142), la mosquée de Tinmal (1153) ou la Kutubiya de Marrakech (1158) illustrent le maintien du plan maghrébin des mosquées en T. Le minaret carré, quant à lui, dérive du modèle de Kairouan (Kutubiya de Marrakech, Giralda de Séville).

Au milieu du XIIIe siècle, l’architecture islamique est traversée par deux courants principaux : l’architecture des Nasrides et des Marinides à l’ouest, et, à l’est, l’architecture des Mameluks.

L’architecture en Espagne et au Maroc se caractérise alors par sa profusion ornementale. L’Alhambra (1333-1391) illustre tout à fait cette richesse décorative avec coupoles à muqarnas, stuc ciselé, claustras ajourés (moucharabieh), céramique architecturale au répertoire géométrique fortement coloré, arcs polylobés et festonnés ou encore plafond marquetés. Cette virtuosité dans l’ornement caractérise également la construction des madrasas marinides (madrasa Attarin, al-Sahridj ou Bu-Inaniya à Fès).

En Syrie et en Égypte, les Mameluks, bien que fortement marqués par l’architecture ayyoubide (arrangement soigné de la maçonnerie, dépouillement des murs, finesse du décor, ablaq), s’inspirent également des formes architecturales de leurs prédécesseurs ou contemporains – Croisés du Levant (poliorcétique), persans (plan cruciforme inspiré des madrasa à cour, grands iwans) et seldjukides (appareillage de qualité, décor géométrique). La vitalité et la stabilité du régime mameluk ont contribué au développement d’une importante activité architecturale, dans des domaines très variés : édifices religieux (mosquée sultan Hassan au Caire, 1356-1362 ; madrasas du sultan Hassan au Caire, 1347-1361), funéraires (mausolée, complexe funéraire du sultan Qaytbay au Caire, 1472) ou commerciaux (suq al-Qattanin à Jérusalem, 1336 ; khan Yunis à Ghaza, 1387 ; caravansérails). Ces édifices sont caractérisés par leurs coupoles, leurs fins minarets, leurs portails monumentaux ornés de muqarnas. Les parements, discrets et sollicitant peu la couleur, sont ornés notamment de décors originaux, larges bandeaux épigraphiques ou blasons.

À partir du XVIe siècle, la création de l’empire ottoman, en dépit de son étendue, concourt à l’élaboration d’un style architectural relativement homogène, répondant à de nouveaux critères de qualité. En raison d’un contexte historique troublé, son architecture ne va se stabiliser qu’à partir de la prise de Constantinople (1453) et la découverte de Sainte-Sophie. En effet, alors que les premières mosquées ottomanes sont hypostyles et couronnées de petites coupoles (Ulu Cami de Bursa ou Eski Cami de Edirne), l’architecture ottomane va développer, à partir du modèle de Sainte-Sophie, sa forme caractéristique : la mosquée à coupole centrale (mosquée Bayazid, Istanbul, 1501-1506), inscrite au centre de complexes religieux (kulliyés) aux fonctions multiples. Le célèbre Sinan va magnifier, sous l’impulsion de Soliman le Magnifique, l’architecture des mosquées ottomanes en leur conférant des proportions grandioses, en multipliant le contrebutement par des coupoles latérales et en affinant les minarets. Dans ses trois chefs d’œuvres, la Shézadé Djami (1543), la Suleymaniyé (1550) à Istanbul, et la Sélimiyé d’Edirne (1570), Sinan joue d’une lumière omniprésente, accentue la verticalité, et épure l’articulation des modénatures, afin de créer un espace allégé et limpide.

L’architecture islamique, quoique traversée par de multiples traditions, ne relève en aucun cas d’un agrégat de traditions locales ou dynastiques. Les architectes ont su transcender les héritages pour créer une esthétique architecturale propre, portant une attention singulière à l’ornementation (jeux de couleur, de relief, de matière) et reposant sur des éléments architectoniques récurrents (coupole, colonne, arcade).

J. B.

Bibliographie

Byzance

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Islam

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