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Torre del Oro (tour de l’or)

  • Nom : Torre del Oro (tour de l’or)
  • Lieu : Séville, Espagne
  • Date/période de construction : 1220-1221
  • Matériaux de construction : Pierres de taille, mortier
  • Destinataire/mandataire : Abû al-‘Ula’, gouverneur almohade de Séville (r.1248-1269)
  • Dimensions : H. 20.70 m

Cette tour fait partie des travaux de restauration des murs de l’enceinte de la ville, dont subsiste encore une portion dans le quartier de la Macarena. Ils étaient précédés d’une barbacane, d’un fossé et de cette tour de défense. Située sur la rive même du Guadalquivir, en plein centre de Séville, elle est  reliée à l’enceinte de l’Alcazar par une muraille et sert de bastion avancé pour la ville et de système défensif pour le port qui grâce à elle pouvait être fermé par des chaînes que l’on assurait sur la rive opposée par une barbacane ou une tour semblable.

Dodécagonale, c’est en 1760 que les parties hautes de la tour furent ajoutées. À l’époque almohade la tour était revêtue d’un badigeon. Cette tour est l’une des premières constructions musulmanes de la Péninsule présentant un décor de céramique. En 1900, lors des dernières restaurations, les panneaux  et les bandeaux en céramique glacée qui décoraient les parements du deuxième étage et n’étaient peut-être pas d’origine furent refaits. Il semble toutefois que les rubans verts qui encadrent les arcs existaient au XIIIe siècle.

L’intérieur de la tour est constitué de trois étages faits d’unités triangulaires et carrées couvertes de plafonds en voûte d’arêtes, disposés autour d’une cage d’escalier hexagonale dont le plan devient dodécagonal en se développant vers l’extérieur. Ce dispositif, en s’élevant, formait le second étage qui fut en partie obturé en 1760 par la construction du troisième niveau.

Cette tour témoigne des besoins défensifs de Séville au début du XIIIe siècle. Elle fut élevée pour faciliter le contrôle et la protection des palais situés sur la partie méridionale de la ville et pour surveiller le port de la cité par lequel arrivaient les étoffes de luxe tissées en Orient et les épices de l’Inde, tandis que s’exportaient, vers diverses destinations de la  Méditerranée, l’huile de l’Aljarafe et les céréales de la campagne sévillane.

Aujourd’hui isolée, un chemin de ronde qui partait d’une autre tour polygonale, la tour d’argent (encore visible aujourd’hui), reliait l’enceinte au palais et traversait la grève, située entre le fleuve et la ville. L’iconographie ancienne illustre ce que fut ce vaste périmètre de murs. L’intérieur de la tour abrite actuellement un musée maritime.

Les tours polygonales étaient connues dans l’architecture romaine et byzantine. Il est possible que leur plan se soit transmis ensuite aux musulmans puis diffusé sur l’ensemble du territoire d’al-Andalus à la fin du XIIe siècle et au cours du XIIIe siècle. Au Mexique dans l’Etat de Puebla, se trouve une tour octogonale du XVIIIe siècle construite sur le modèle de la Torre del Oro, connue sous le nom de Rollo de Tepeaca.

BIBLIOGRAHIE DE REFERENCE

Olmedo, F., Lareta, M., Itinerario Cultural de Almoravides y Almohades, Magreb y Peninsula Ibérica, Grenade , 1999, Fondation El Legado Andalusi.

Torres Balbás, L., « Crónica arqueológica de la España Musulmana », in al-Andalus, I, 1981.

Valor, M., Sevilla almohade, Séville, 1999, Editeur.

El mudéjar síntesis de culturas. El Itinerario Cultural del Mudéjar en México, 2002

La arquitectura de al-Andalus. Documentos para el siglo XXI, Grenade, 1995, Fundación El Legado Andalusí.



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