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Complexe du sultan al-Ghawrî

  • Nom : Complexe du sultan al-Ghawrî
  • Lieu : Le Caire, Égypte
  • Date/période de construction : 1503-1505
  • Matériaux de construction : Pierre, marbre, brique, bois ;
  • Décor architectural : Marbres colorés, pierre sculptée, céramique glacée, vitraux, bois peint et sculpté, marqueterie d’os, de nacre et d’ivoire
  • Dimensions : Minaret : 11m ; cour de la madrasa : 11 x 12m
  • Inscriptions :

    Entrée de la madrasa : inscriptions de bénédictions adressées au sultan.

    Cour de la madrasa : versets coraniques.

    Entrée du sabîl-kuttâb : « A ordonné la construction de ce dôme béni notre seigneur le savant, le juste, le combattant, le victorieux, l’épée du monde et de la religion, le sultan de l’islam et des musulmans, le garant de la justice dans les deux mondes, le pourfendeur des incroyants et idolâtres, notre seigneur le sultan le roi al-Ashraf Abû al-Nasr Qânsûh al-Ghawrî ».

Le sultan al-Malik al-Ashraf Abû al-Nasr Qânsûh al-Ghawrî connut un règne relativement long (r. 1501-1516). Il fut l’avant dernier sultan de la lignée mamluke et mourut sur le champ de bataille en tentant de repousser les Ottomans. Ce complexe compte parmi ses plus importantes réalisations. Édifié des deux côtés de la rue al-Mu‘izz, il se compose à l’Ouest d’une mosquée-madrasa et à l’Est d’une khânqâh pour les soufis, d’un mausolée et d’un sabîl-kuttâb (école coranique et fontaine publique). À côté du complexe se trouve la wakala, établissement urbain à vocation commerciale et d’habitation, qui a été réhabilité et aménagé récemment en centre pour la conservation des artisanats traditionnels.

Les façades du complexe ne suivent pas l’alignement de la rue. Couronnées de merlons très ouvragés, elles présentent un décor de pierre sculptée. Percées par deux étages de fenêtres, celles de la partie supérieure sont des baies géminées surmontées d’un oculus. La madrasa, surmontée dans sa partie supérieure d’un bandeau épigraphié, s’ouvre par un portail trilobé orné de muqarnas auquel on accède par un escalier. Au sud-est, s’élève un minaret composé de trois fûts de plan carré allant en se rétrécissant, ornés de niches aveugles en brique ou d’ouvertures à l’origine rehaussées de carreaux de céramique verts. Il est couronné d’un lanternon auquel cinq coupolettes ont été ajoutées.

L’entrée de la madrasa conduit à une cour carrée à quatre îwân ornée dans sa partie supérieure d’un bandeau épigraphique, surmonté de plusieurs rangs de muqarnas en bois doré et d’une frise en bois tourné. Dans leur partie inférieure, les murs de la cour et des îwân sont couverts d’un décor d’ablaq. À l’est se trouve la madrasa également ornée d’ablaq et couverte d’un plafond en bois peint et doré. Le mur de qibla est rythmé par une succession de fenêtres placées dans des niches en plein cintre enserrant au centre la niche du mihrâb. À sa droite se trouve un minbar en bois marqueté d’ivoire et de nacre.

La façade est présente une entrée presque similaire à celle de l’ouest avec à l’étage une loggia qui évoque l’architecture italienne. On trouve dans cette zone le sabîl-kuttâb considéré comme la structure la plus importante du complexe. Trois de ses façades sont ouvertes et en avancée sur la rue. L’école coranique qui lui est associée conduit à une salle rectangulaire pavée de dalles en pierre et couverte par un plafond en bois.

Au sud se trouve le mausolée. De plan quadrangulaire et doté d’un mihrâb, il présente un décor similaire à celui de la madrasa. Ses murs sont ornés dans la partie inférieure d’ablaq. Il était à l’origine couvert d’une coupole en brique sur pendentifs en pierre ornés de muqarnas, dont l’extérieur était recouvert de carreaux de céramique verts. Le mausolée s’est effondré au début du siècle, ne conservant que sa base rectangulaire et sa zone de transition.

Enfin, la khânqâh des soufis est un espace à ciel ouvert.Elle possède cinq entrées dont quatre s’ouvrent sur l’espace des cérémonies mortuaires et le cinquième sur la rue al-Mu‘izz. Aucune unité d’habitation n’y est rattachée, ce qui indique comme le confirme le waqf que cet espace était plutôt un lieu de réunion que de résidence. La wakala voisine faisait peut-être office d’hôtellerie.

Le décrochement inhabituel des façades sur la rue fournit des emplacements libres qui étaient loués pour accueillir des échoppes et des marchés peut-être de textiles, comme le montrent les gravures de David Robert réalisées au XIXe siècle.

BIBLIOGRAHIE DE REFERENCE

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المجلس الاعلى للشؤون الاسلامية – وزارة الاوقاف

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أطلس العمارة الاسلامية والقبطية بمدينة القاهرة القاهرة 2002م

3- عباس حلمى (دكتور):

المدارس الاسلامية ودور العلم وعمارتها الاثرية نشأتها وتاريخها وتخطيط عمائرها  مكة المكرمة 1398هجرية

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العمارة فى العصر المملوكى إصدار مؤسسة الاهرام

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Behrens-Abouseif, D., Islamic Architecture in Cairo, Leyde : E. J. Brill, 1989.

Hautcoeur, L. ; Wiet, G, Les Mosquées du Caire, t. 1, Paris, 1932.



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