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La chevalerie

En Méditerranée

La chevalerie occidentale

L’Europe occidentale a été le théâtre d’une évolution technique et idéologique radicale de la cavalerie[1]. Cette évolution s’est rapidement répandue dans toute l’Europe, du nord au sud, et de là à tout le Bassin méditerranéen.

À la fin de l’Antiquité et au début du Moyen Âge, les armées d’Europe occidentale héritent des traditions militaires de l’Empire romain qui donnent la prééminence au fantassin. Jusqu’à l’époque carolingienne, le cavalier combat sensiblement avec les mêmes armes que le piéton, et de la même manière : il est armé d’une épée et d’une lance. Celle-ci est utilisée comme une pique ou un javelot. Il n’y a pas de technique propre au combat à cheval, le fait d’être monté pouvant même être gênant puisque cela limite l’aisance des mouvements.

C’est à l’époque carolingienne que la cavalerie lourde commence à prendre de l’importance, du moins dans les mentalités, d’une part car le guerrier monté est associé au détenteur de l’autorité et d’autre part parce que l’armement défensif commence à progresser et que son aspect dispendieux le réserve à une élite.  

Dès la deuxième moitié du xie siècle, à côté des anciennes méthodes, apparaît une nouvelle technique de combat de lance qui va distinguer le guerrier monté du piéton. Elle semble avoir été mise au point par les Normands et se répand rapidement à toute l’Europe qui l’a adoptée dès le xiie  siècle. Lors du combat, le cavalier abaisse peu à peu sa lance en position horizontale et la tient fermement calée sous son aisselle droite, sa main dirigeant la pointe. Bien assis sur sa selle aux arçons devenus plus hauts, il pousse sa monture au grand galop et lâche les rênes. Une telle méthode permet à la fois une bonne précision du coup et une grande force de pénétration renforcée par la vitesse du cheval. C’est une technique de choc propre au combat à cheval. Elle est réellement efficace dans une charge collective et massive, qui demande cohésion et discipline, et va de pair avec l’évolution de l’armement défensif qui se perfectionne : le cavalier est protégé par une cotte de maille, le haubert, qui va peu à peu s’allonger et être renforcer à partir du xiiie par des plaques de fer, avant de faire place à l’armure complète. Le casque, équipé d’abord d’un nasal, va progressivement se fermer pour ne laisser que des fentes pour les yeux et la respiration. L’écu, tenu dans la main gauche, va avoir au contraire tendance à disparaître, l’équipement défensif devenant suffisant.

Au niveau offensif, la lance est l’arme caractéristique du nouveau guerrier monté. Elle va peu à peu s’allonger, pour atteindre les 3 à 4 mètres. Pour éviter qu’elle ne glisse dans la main, elle est munie d’un arrêt de main puis plus tard d’un crochet pour l’attacher à l’armure, l’arrêt de cuirasse. Quand elle se brise, le cavalier combat dans la mêlée et se sert de son épée, ou plus rarement d’une masse d’armes.

Le cheval est lui aussi protégé par des couvertures en cottes de mailles, puis par un chanfrein et des plaques de fer. Il doit être à la fois robuste et rapide, et habitué à la mêlée.

Cet équipement est très onéreux et donc réservé à une élite. De plus, la méthode de combat étant caractéristique de la cavalerie, les hommes qui la pratiquent vont prendre conscience de leur particularité et former une caste de guerriers à part, rapidement très prestigieuse, avec ses codes, ses statuts. Il faut alors parler non plus de cavaliers et de cavalerie, mais de chevaliers et de chevalerie.

Même si dans les faits, les chevaliers ne représentent que 10 % des effectifs d’une armée et ne sont réellement efficaces que face à une cavalerie de choc et non une armée de fantassins, dans les mentalités au moins ils constituent la principale force militaire.

Largement utilisée pendant les croisades, la technique de combat de la chevalerie a été particulièrement remarquée dans l’Empire byzantin et par certains souverains musulmans, qui l’adoptèrent.

La méthode a également fait des émules dans l’Espagne musulmane. Mais l’inverse est aussi vrai ! En al-Andalus, avant l’arrivée de la cavalerie légère berbère (voir à ce sujet le chapitre sur la furûsiyya), les armées musulmanes se sont largement inspirées de leurs ennemis chrétiens pour équiper et former leur cavalerie. Il s’agissait alors d’une cavalerie lourde décrite dans les sources espagnoles comme montant a la brida, c’est-à-dire avec la jambe tendue, le cavalier lourdement protégé étant assis dans une selle aux arçons hauts. Cette façon de monter était adaptée à une technique de choc. La venue de mercenaires berbères et plus particulièrement zénètes dès l’époque du califat (xe siècle) mais surtout au service du sultanat nasride de Grenade (1232-1492) permit à la Péninsule ibérique de connaître l’efficacité de la cavalerie légère et de la technique du karr wa-l-farr. Les Chrétiens sont dans un premier temps décontenancés par cette façon de combattre. Puis ils décident de l’adopter, lui donnant le nom de monta a la gineta[2] en l’honneur de ces Berbères qui excellent en sa maîtrise. Soucieux d’améliorer leur armée et de combattre l’ennemi avec sa propre méthode, les Chrétiens, castillans surtout mais aussi aragonais, invitent les cavaliers berbères à leur cour et les gentilhommes apprennent leur monte, qui devient à la mode, surtout dans les zones frontalières. Les Chroniques des rois de Castille regorgent de références à la composition des troupes et différencient les hommes d’armes, hombres d’armas, montés à la brida et les ginetes, montés à la gineta[3] qui combattent les troupes musulmanes en utilisant le torna-fuye[4], appellation hispanisée du karr wa-l-farr. C’est d’ailleurs grâce à l’intégration de contingents montant à la gineta que les armées espagnoles triomphèrent des hommes d’armes français lourdement armés lors des guerres d’Italie[5].

Au xvie siècle, l’apparition de l’arme à feu portative, maniée surtout par l’infanterie met fin à la primauté de la chevalerie.

La cavalerie de l’Empire byzantin

La situation est totalement différente dans l’Empire byzantin. Ici, il est impropre de parler de chevalerie, il faut plutôt évoquer la cavalerie. Certes elle y est une arme prestigieuse, les hommes qui la composent, surtout dans le cas de la cavalerie lourde, sont souvent issus de milieu favorisés si ce n’est riches, ce qui n’est pas le cas des fantassins qui viennent eux de milieux populaires. Mais au moins en théorie le fantassin jouit du même statut juridique et des mêmes avantages, notamment fiscaux, que le cavalier[6]. Le soldat exerce un métier au service de l’État, rémunérer par l’État, qu’il soit à pied ou à cheval. La cavalerie ne constitue pas une caste à part.

D’ailleurs, la technique militaire byzantine fait une très large place à l’infanterie. Héritière des traditions romaines et de la légion, elle joue le premier rôle dans l’armée d’Orient à la fin de l’Antiquité. La cavalerie est une arme auxiliaire, officiant aux ailes. Mais l’armée byzantine est une armée hautement professionnelle qui sait remarquablement s’adapter, et la tendance va peu à peu s’inverser, si ce n’est en nombre du moins tactiquement : on adopte les meilleures techniques de combat des ennemis et leur armement[7].

L’empire dispose d’une cavalerie lourde et d’une légère. D’un côté, il oppose en réponse à la cavalerie lourde sassanide, que l’on appelle parfois les « montagnes d’acier », une cavalerie aussi lourdement cuirassée, aux chevaux eux aussi protégés, inspirée par ses ennemis mais aussi des clibanarii romains. De l’autre, la mobilité devient de plus en plus essentielle pour affronter les peuples des steppes et les guerriers des armées omeyyades. Ces derniers, bien que combattant majoritairement à pied, sont extrêmement mobiles car ils se déplacent à dos de cheval ou de chameaux. Au vie siècle, Procope de Césarée décrit ainsi une cavalerie qu’il juge à la pointe de la technologie militaire de l’époque : des cavaliers équipés d’un bon armement défensif, inspiré largement des Avars, constitué d’une cotte de mailles ou d’une armure en écailles allant jusqu’au genou, d’un casque et d’un petit bouclier. Leurs armes offensives sont la lance, l’épée et l’arc. Les chevaux ne sont pas protégés car il s’agit autant d’une cavalerie de choc que d’archers montés mobiles[8].

Aux siècles suivants, l’archerie, et plus particulièrement l’archerie montée décline. Elle n’a jamais été une arme représentative des cavaliers byzantins[9]. On la confie surtout à des contingents de mercenaires issus, comme dans l’Empire romain, de peuples nomades à fortes traditions d’archerie.

Parallèlement, la cavalerie lourde progresse. Au xe siècle, Nicéphore Phocas crée un régiment d’élite, les Kataphractos[10], inspiré des contingents de cavalerie lourde de la Haute Antiquité romaine. Ils coûtent très chers et sont par conséquent peu nombreux, pas plus de 500.  Ces hommes très lourdement cuirassés de pied en cap montent des chevaux qui le sont de même et combattent avec une lance, tenue à deux mains, une épée et une masse d’armes. Ils sont chargés de fracasser par leur charge les lignes ennemies. Dès le xie siècle, on confie leur rôle aux mercenaires latins qui importent leurs nouvelles techniques de la lance horizontale fixe.  Malgré leurs efforts, jamais les cavaliers byzantins ne réussissent à rivaliser à la lance avec eux[11]. Leur rôle décline au profit des éléments étrangers, qui dominent dans la cavalerie du xiie siècle : la cavalerie légère est très ressemblante à celles des Turcs et des Bulgares alors que la cavalerie lourde est modelée sur celle les chevaliers occidentaux[12].

Ainsi, les influences étrangères jouèrent-elles un rôle primordial dans l’évolution de la cavalerie byzantine. Situé aux confins de l’Orient et de l’Occident, l’empire a subit les influences des deux mondes. Héritière de l’Empire romain et des traditions de l’Antiquité méditerranéenne dans un premier temps, l’infanterie et une rigoureuse discipline sont les atouts majeurs de l’armée de l’empire. Mais loin de rester campée sur les anciens modèles, la technique byzantine s’adapte à la guerre moderne et aux ennemis de son temps, surtout ceux de l’Est. Face aux guerriers des steppes, à la cavalerie sassanide et aux fantassins arabes, il faut une cavalerie efficace, à la fois lourde et légère, qui va peu à peu prendre la primauté

dans l’armée. Mais la cavalerie n’aura jamais le rôle décisif dont elle jouit dans les sociétés occidentales ou musulmanes car l’infanterie, même si son importance évolue au fil des siècles, reste toujours primordiale dans la tactique byzantine. Et même si elle adopte ou s’inspire largement des techniques d’autrui, elle reste également grandement tributaire des contingents étrangers plus expérimentés dans le maniement de certaines armes (archerie montée ou technique de la lance horizontale fixe par exemple) et recrutés pour cela.

La furûsiyya musulmane

Dans le monde arabo-musulman, et plus particulièrement dans sa partie orientale, le mot furûsiyya désigne beaucoup plus que la simple équitation ou cavalerie. C’est un concept très vaste qui recouvre l‘ensemble des disciplines théoriques et pratiques que doit connaître et maîtriser un soldat d’élite pour être capable d’affronter n’importe quelle situation. Un soldat d’élite à cette époque, c’est avant tout un cavalier. Mais il peut être désarçonné ou devoir démonter. Il peut aussi être amené à participer au siège d’une ville ou à utiliser la diplomatie ou la ruse. La furûsiyya désigne donc l’équitation, l’art de bien monter à cheval, mais aussi l’hippologie, l’hippiatrique (si le soldat doit soigner sa monture lors d’une expédition), la maréchalerie (s’il lui faut la ferrer), les techniques et technologies de guerre : maniement des armes, à cheval mais aussi à pied, telles que l’arc, la lance, la masse d’armes, l’épée, les engins de sièges et les armes incendiaires, les ruses et tactiques de guerre (pour les utiliser soi-même et comprendre les manœuvres de l’ennemi), la diplomatie, diverses pratiques utiles au combat, comme la natation (au cas où on devrait traverser une rivière par exemple) et la lutte (pour un éventuel corps à corps) ainsi que la chasse et le polo, considérés comme des entraînements à la guerre ; la chasse permettant d’acquérir adresse et endurance, et le geste du polo étant très proche de celui du sabre[13].

On considère en général que les Mamluks du sultanat d’Égypte et de Syrie (1250-1517) ont porté cet art à son apogée. En effet, en tant que soldats d’élites, leurs journées sont jalonnées par la pratique de divers exercices de furûsiyya et leur pouvoir en est absolument indissociable. Mais il semble que dans ce domaine, ils soient largement les héritiers du califat abbasside qu’ils servirent pendant longtemps (le mot mamlûk désigne un esclave à vocation militaire ; avant de prendre le pouvoir pour eux-mêmes, des contingents mamluks servirent de nombreux souverains musulmans).

Cet art complexe a été élaboré peu à peu sous diverses influences pour aboutir au xe siècle à une équitation savante[14]. Les Arabes ont transmis l’aspect éthique – magnanimité, courage, générosité – que l’on trouve dans la notion de fâris (cavalier ou chevalier), leur équitation étant très rudimentaire.

Les Byzantins et Sassanides ont transmis une équitation et des techniques de maniements des armes complexes, élaborées pour une cavalerie lourde.

Enfin s’ajoute l’influence turque, prédominante et caractérisée par le tir à l’arc sur un cheval au grand galop. Les Turcs utilisent alors l’arc composite, qui a une très grande force de pénétration. Sa maîtrise demande une pratique particulièrement assidue et quotidienne. L’utiliser sur un cheval en mouvement est une gageure. Mais les Turcs sont admirés par tous leurs ennemis pour leur adresse et leur dextérité à tirer des traits vers l’avant comme vers l’arrière lancés au grand galop. Comme la plupart des peuples nomades, ils utilisent la technique du karr wa-l-farr (attaque-repli) : une nuée de cavaliers légèrement armés fond sur l’ennemi à grande vitesse, sans ordre déterminé. Une fois sur lui, ils lui assènent avec précision leurs pluies de flèches, puis repartent, toujours au grand galop, se dérobant aux coups de l’adversaire, et recommencent inlassablement leur attaque.

L’archerie montée sert à désorganiser l’adversaire. Puis vient le corps à corps à la lance, à laquelle les Mamluks s’entraînent avec une grande assiduité, et à la masse d’armes. En dernier lieu vient le combat à l’épée. L’équitation sophistiquée pratiquée par les Mamluks fait donc la synthèse entre ces diverses équitations, l’influence des archers montés turcs étant prédominante, mais non exclusive.

Les chevaliers francs sont impressionnés par la cavalerie mamluke et turque et louent leur adresse de cavaliers. Mais le tir à distance leur pose un problème idéologique. Ils le considèrent lâche, ce qui n’est pas le cas des Musulmans. D’autre part, si les cavaliers mamluks arborent aussi armures et cottes de maille, jamais ils n’atteindront le degré de protection des chevaliers occidentaux : il leur faut une certaine liberté de mouvement pour pratiquer le tir à l’arc. 

Dans l’Occident musulman, au Maghreb et en al-Andalus, l’équitation est moins élaborée.  Les armées musulmanes d’Espagne suivent pendant plusieurs siècles l’armement et les techniques de combat de leurs ennemis chrétiens : cotte de maille, lance épaisse et longue, bouclier, cheval caparaçonné s’il s’agit de la monture d’un personnage important...[15]. La spécificité musulmane vient des guerriers berbères, tenants d’une cavalerie légère, les plus célèbres étant les Zénètes. Pasteurs à cheval à l’origine, ils sont reconnus pour être de merveilleux cavaliers. Leur arme de prédilection n’est pas l’archerie montée, mais la lance, plus légère et courte que celle des chevaliers. Ils utilisent aussi une épée et un écu en cuir d’antilope. Montés sur des selles aux arçons bas qui n’entrave pas leur liberté de mouvement, ils se servent eux aussi de la technique du karr wa-l-farr (commune aux peuples nomades, nous l’avons vu) pour harceler leurs ennemis. Dans un premier temps, ils impressionnent par leur dextérité équestre les souverains d’al-Andalus qui en font venir des contingents pour servir de mercenaires dans leurs armées à côté des cavaliers lourdement armés à la manière des chevaliers occidentaux. Ces excellents soldats montés deviennent rapidement l’élite des armées andalouses. Leur adresse séduit aussi les Chrétiens qui, nous l’avons vu, intègrent des contingents de mercenaires avant de se former eux-mêmes à l’art de la cavalerie légère. Ils immortalisent d’ailleurs leurs ennemis dans des romans épiques, les Romanceros fronterizos dans lesquels ils font des cavaliers à la mode berbère le pendant du chevalier[16].

Ainsi, la furûsiyya est-elle le fruit d’une synthèse de diverses influences. Elle est portée, surtout en Orient, au niveau d’un art élaboré très particulier à la civilisation arabo-musulmane et qui n’a rien à envier à la chevalerie de l’Europe occidentale. Comme pour toute cavalerie, l’invention de l’arme à feu portative et surtout son perfectionnement, a mis fin à sa primauté dans les armées.

A. C.

NOTE


[1] Pour tout ce qui concerne la méthode de combat de la chevalerie, voir les travaux de Jean Flori, notamment, La Chevalerie, édition Jean-Paul Gisserot, mai 1998 ; Chevaliers et chevalerie au Moyen Âge, coll. « La vie quotidienne », Hachette, 1998 ; et un article qui offre un bon résumé « Le Choc de la charge », in TDC, n°908, 15 janvier 2006, p. 14-17.

[2] Le mot jinete ou ginete désigne aujourd’hui en Castillan le « bon cavalier » mais sa signification exacte serait « cavalier armé d’une lance et d’un bouclier ». Il est directement dérivé du mot zénète, le « ze » s’étant transformé en « gi ». Voir Dozy-Englemann, Glossaire des mots espagnols, Amsterdam, Oriental Press, XLMXV.

[3] Crónicas de los reyes de Castilla desde Don Alfonso el Sabio hasta los Cátolicos Don Fernando y Doña Isabel, coll. ordonnée par Don Cayetano Rosell, 3 vol. Madrid, 1953.

[4] Ibid, Crónica de Don Alfonso XI, t. I, chap. LXXXVII, p. 226.

[5] Arié, Rachel, L’Espagne musulmane au temps des Nasrides (1232-1492), éd. de Boccard, 1990, p. 253.

[6] Haldon, John, Warfare, State and Society in the Byzantine World (565-1204), Londres, UCL Press, 1999, p. 266-267.

[7] Morrisson, Cécile (dir.), Le Monde byzantin. t.1 : L’Empire romain d’Orient (330-641), coll. « Nouvelle Clio », P.U.F., 2004, p. 153.

[8] Ibid, p. 152 et Haldon, John, op.cit, p. 191 et 129.

[9] Ibid, p. 217.

[10] Ibid, p. 220. Cheynet, Jean-Claude (dir.), Le Monde byzantin. t.2 : L’Empire byzantin (641-1204), coll. « Nouvelle Clio », P.U.F., 2006, p. 158.

[11] Ibid, p. 159.

[12] Haldon, op. cit., p. 226.

[13] Pour tout ce qui concerne la furûsiyya musulmane, voir les travaux de Shihab al-Sarraf : « Furusiyya Litterature of the Mamluk Period », in D. Alexander éd., Furûsiyya, , 1990, vol. I, p. 118-135 ;  « Close combat Weapons in the Early ‘Abbæsid Period : Maces, Axes and Swords », in D. Nicolle (éd.), Companion to Medieval Arms and Armour,The Boydell Press, 2002, p. 149-178 ; « Mamlûk Furûsiyya Literature and its Antecedents », in  Mamlûk Studies Review, VIII (1), 2004, p. 141-200. Voir aussi  Jean-Pierre Digard (dir.), Chevaux et cavaliers arabes dans les arts d’Orient et d’Occident, cat. d’expo., Institut du monde arabe/Gallimard, Paris, 2002 ; Bashir Mohamed  (dir.), Furûsiyya, Chevaliers en pays d’Islam, Furûsiyya Art Foundation, Institut du monde arabe/Skira, 2007.

[14] Dans Islamic Arms and Armour, ed. Elgood, Londres, 1979, voir les articles de David Nicolle « An Introduction to Arms and Warfare in Classical Islam », p. 162-186 ; et John Derek Latham et William Forbes Paterson. « Archery in the Lands of Eastern Islam », p. 78-88.

[15] Lévi-Provençal, Évariste, L’Espagne musulmane au xe siècle. Institutions et vie sociale, Maisonneuve et Larose, Paris, rééd. 1996, p. 144-146.

[16] Carayon, Agnès, Les Zénètes, une tribu berbère en al-Andalus et dans les royaume chrétiens de la Péninsule ibérique, mémoire de D.E.A. présenté à l’Université de Lyon II Lumière sous la direction de Pierre Guichard, 2001, et « Les Berbères zénètes. Brève histoire d’un peuple de cavaliers au Moyen Âge », dans Chevaux et cavaliers, catalogue d’exposition, Musée archéologique de Rabat, 2003.