En terres d’Islam, le jeu est à la fois omniprésent et suspect. Pendant que les juristes discutent de son caractère licite ou non, les jeunes nobles s’exercent le corps et l’esprit lors de joutes ludiques tandis qu’à la cour, le prince intègre le jeu à sa politique de monstration.
Le Coran distingue en fait très nettement les jeux d’argent et de hasard, appelés kimâr, des autres activités ludiques : « Ils t’interrogent sur l’alcool et sur le jeu d’argent. Dis : En l’un comme dans l’autre résident un péché grave et certaines utilités pour l’homme, mais dans les deux cas, le péché l’emporte sur l’utilité »[1]. Parier de l’argent entraîne en effet des transactions arbitraires et inutiles, parfaitement interdites par le Coran, qui réprouve par ailleurs les disputes qu’engendrent souvent ce type d’activité au sein de la communauté[2]. L’acte même de parier, par lequel le joueur s’en remet au hasard, est mal vu tant par les tenants d’une orthodoxie stricte, qui y voient un défi lancé à la volonté divine, que par les Mu`tazilites[3] qui prônent la supériorité du libre arbitre sur le hasard. Cette méfiance vis-à-vis des jeux d’argent et de hasard était partagée par l’Église chrétienne médiévale : s’en remettre à un destin aveugle est une abomination, particulièrement les jeux de dés auxquels s’adonnent joyeusement toutes les couches de la société. Comme l’islam, le christianisme voit par ailleurs dans les jeux une activité vaine qui détourne le croyant de ses devoirs. Bien entendu, le kimâr était largement pratiqué en dépit de cette sanction morale et religieuse : les grandes villes étaient pourvues de maisons de jeu (Dâr al-kimâr) ; les tavernes, puis les cafés, enfin la sphère privée offraient autant de lieux où s’adonner aux plaisirs du jeu.
Parmi les jeux de table, on trouve la kharbga, sorte de jeu de dames pratiqué en Berbérie, ou encore le nard, nom persan du tric-trac. Ce jeu, resté très populaire jusqu’à nos jours, associe le hasard par l’emploi de dés, et la stratégie. Ancêtre du backgammon, il fut très en vogue en Occident également, surtout entre la fin du Xe et le XIIe siècle : le musée de Pilori à Niort (Deux-Sèvres) conserve quelques pions de tric-trac en bois de cerf de l’époque médiévale ainsi qu’un tombeau de la seconde moitié du XIIe siècle, sur lequel est sculpté un petit personnage semblant s’adonner à ce passe-temps.
Autre jeu adopté très tôt en Islam, les échecs ou shatranj. Ce jeu de stratégie militaire serait né en Inde, au VIe ou VIIe siècle de notre ère. À l’origine, il opposait sur un plateau deux armées symboliques composées de quatre corps militaires, comme celle qu’affronta Alexandre le Grand dans sa marche vers l’Inde : chariots, éléphants, cavalerie et infanterie, autour d’un roi et de son ministre. L’apparence et le nom des pièces, leurs déplacements et le plateau lui-même subirent de nombreuses variations au fil du temps. Le jeu passa en Perse sous les Sassanides (226-637) puis se développa fortement en terres d’Islam, notamment dans les hautes sphères de la société. Sous la dynastie abbasside, au IXe siècle, naquit une littérature dédiée à ce jeu et ses règles. Pour la période islamique, les plus anciens pions conservés aujourd’hui remontent au IXe siècle et furent mis au jour en Iran, à Nichapur[4]. Ces pièces pouvaient être réalisées en ivoire ou encore en cristal de roche et pierres précieuses[5]. Elles constituaient alors de véritables objets de collection et semblent avoir séduit l’Occident avant le jeu proprement dit : arrivées par voie diplomatique, commerciale ou encore comme butin de guerre − suite aux Croisades notamment − elles furent précieusement conservées dans les trésors d’église. Outre la préciosité des matériaux employés, les pièces étaient auréolées de légendes liées à leurs origines orientales et supposément royales : les plus fameuses sont peut-être celles dites « de Charlemagne », réalisées en ivoire d’éléphant. Conservé depuis les années 1270, voire plus tôt encore dans le trésor de l’abbaye de Saint-Denis, le jeu aurait été offert au souverain par le célèbre calife de Bagdad Hârûn al-Rashîd (r. 789-809), un des héros des Contes des Mille et Une Nuits. Charlemagne est né bien trop tôt pour avoir pu jouer aux échecs, mais cette attribution conférait aux pièces un immense prestige politique et symbolique, qui rejaillissait sur l’abbaye détentrice de ce trésor.
Le jeu à proprement parlé parvint en Occident peut-être dès le milieu du Xe siècle, par Byzance et par l’Espagne, la Sicile et l’Italie du Sud, terres d’intenses échanges culturels. Le célèbre Livre des jeux réalisé en 1283 pour Alphonse X le Sage, roi de Castille et de León, contient de nombreuses illustrations de parties d’échec, dans lesquelles s’affrontent parfois un joueur chrétien et un musulman, distingués par leur costume. Les Scandinaves, qui commerçaient avec l’Empire byzantin, introduisirent le jeu par le Nord de l’Europe, au début du XIe siècle. L’Église romaine d’Occident comme l’Église grecque byzantine lui réservèrent un accueil défavorable, notamment dû au fait que, dans les premiers temps, on y jouait avec des dés comme en Orient. Si quelques souverains particulièrement pieux comme Saint Louis s’y opposèrent fortement − Joinville raconte ainsi qu’en 1250, le roi cinglant vers la Terre Sainte jeta par-dessus bord l’échiquier avec lequel ses frères étaient en train de jouer − la plupart l’adoptèrent rapidement, certains comme l’empereur Frédéric II (m. 1250) s’y adonnèrent même avec passion. Au milieu du XIIIe siècle, le jeu, adapté à la mentalité et aux symboles du système féodal faisait partie intégrante de la société courtoise. Les objets d’art[6], mais aussi les chansons de geste[7] et les romans courtois mettent en scène des parties d’échec allégoriques : Tristan et Yseult s’adonnent ainsi à une partie d’échec à bord du bateau qui les emmène à la cour du roi Marc.
Suite à la découverte, dans le trésor du palais de Topkapi à Istanbul, d’une série de cartes à jouer mamlukes remontant probablement au XVe siècle, L. A. Mayer démontra de façon convaincante que ces cartes étaient sans doute les ancêtres des jeux européens. Ces cartes, peintes à la main en bleu, noir, doré et rose présentent un long format peut-être hérité des cartes chinoises. Elles se répartissent en quatre ou cinq suites : la coupe, la monnaie, l’épée, la crosse de polo et peut-être le bâton. Chaque série décline quatre personnages de cour, signalés par une inscription au bas de la carte (le roi, le gouverneur, le gouverneur en second et l’assistant) et dix numéros. Dans l’Italie de la fin du Moyen Âge, les cartes reprennent les suites musulmanes : coppe, danari, spade, bastoni ; de même en Espagne avec les copas, oros, espadas et bastos. Il est à noter par ailleurs que ces anciens jeux ne comprennent pas de reine, à l’image des cartes orientales. Enfin, le nom utilisé dans l’Italie renaissante (naibi) et dans l’Espagne de nos jours encore (naipes) dérive de l’arabe nâ’ib désignant le personnage du gouverneur. Tout ceci confirme le témoignage d’un certain Giovanni di Iuzzo di Covelluzzo[8] qui raconte qu’en 1379, le jeu de cartes fut introduit à Viterbe en Italie, depuis le « pays des Sarrazins » qui l’appellaient « naib ». Le jeu de tarot vénitien dériverait ainsi du jeu musulman, une assertion qui semble très probable étant donné l’intensité des échanges économiques, culturels et politiques entre la Sérénissime et le Proche-Orient aux époques ayyubide et mamluke (XIIIe-XVIe siècles).
À l'inverse des jeux d'argent et de hasard, les sports et jeux d’adresse étaient fortement encouragés dans la société médiévale musulmane car considérés comme une préparation indirecte à la guerre. Dans la continuité des pratiques antiques, la lutte, le tir à l’arc, la natation, la course et les sports équestres étaient couramment pratiqués : des traités spécifiques leur furent consacrés et de nombreux objets − manuscrits, métaux, ivoires − mettent en scène des personnages s’adonnant à ce genre d’activité[9]. Dans son Kitâb al-Aghânî (Livre des Chants), Abû’l Faraj al-Isfahânî[10] décrit ainsi le faste des compétitions sportives organisées par les califes omeyyades. Plus tard, la dynastie fatimide organisa également des compétitions de lutte sur les places publiques du Caire. L’exercice du corps était par ailleurs encouragé par les médecins musulmans, comme partie intégrante d’une bonne hygiène de vie. Avicenne (m. 1037), dans son célèbre Canon de la médecine, écrit que les sports, qui obligent à une activité respiratoire importante, sont bénéfiques pour la santé.
L’Islam, civilisation du cheval, a particulièrement développé tous les sports équestres, qui requièrent adresse, sens de l’observation, force physique et capacité à se dompter soi-même en domptant sa monture. Le polo, qui serait né chez les peuples cavaliers d’Asie centrale il y a près de 2 500 ans, se développa fortement en Perse. Le jeu, à la fois sport d’équipe et entraînement des troupes d’élite, passa en Chine sous la dynastie des Tang (618-907). Vers l’ouest, le polo se répandit aussi, notamment grâce aux invasions mongoles : on y jouait à la cour de l’empereur byzantin Manuel Ier Comnène (r. 1118-1180) ainsi qu’au Caire mamluk. La pratique équestre était liée à la Furusiyya, institution musulmane que l’on peut comparer à la chevalerie occidentale, et qui combine techniques de dressage, de monte, science hippiatrique et valeurs morales. Enfin, l’Islam s’est passionné et se passionne encore aujourd’hui pour les courses de chevaux (et de chameaux). Selon les hadiths[11], le Prophète lui-même aurait autorisé ces pratiques.
D’autres animaux étaient au centre d’activités ludiques, notamment le pigeon, auquel les auteurs de langue arabe consacrèrent une importante littérature. L’essor de la colombophilie s’explique en partie par les contacts noués avec la civilisation byzantine, amatrice de cette discipline. Quelques califes comme le célèbre Hârûn al-Rashîd s’adonnèrent à ce passe-temps. Le lâcher de pigeon, au cours duquel les joueurs comparaient la beauté de leurs bêtes, leur pedigree et leur capacité à revenir au colombier après avoir parcouru la plus grande distance, connut un franc succès entre le VIIIe et le XIIIe siècle. C’était aussi une alternative moins onéreuse à la fauconnerie, discipline princière par excellence.
En revanche, les combats d’animaux étaient mal vus car réprouvés par le Prophète. Cette pratique existait cependant, surtout avec des coqs et des chiens. La tauromachie, pratiquée en Méditerranée depuis l’Antiquité, fut intégrée à la culture musulmane d’Espagne : au IXe siècle, les chefs musulmans et chrétiens faisaient s’affronter leurs taureaux en champs clos, une pratique encore honorée par le Cid à Tolède deux siècles plus tard. À Grenade au XIVe siècle, les princes nasrides organisent des jeux qui annoncent la corrida : les textes évoquent un cavalier muni d’une cape tenue dans la main gauche et qui descend de sa monture pour affronter un taureau. Les nobles dames remettaient par l’entremise d’un page une banderole à leur couleur à un chevalier, afin que celui-ci l’accroche à sa lance et combatte en leur nom, une pratique qui s’inscrit dans les usages courtois de l’Europe médiévale. Enfin, prestidigitateurs et montreurs d’animaux animaient les fêtes publiques grâce à leur ménagerie, singes, ours, chiens etc.
Nous ne savons que peu de chose des jeux et jouets d’enfants, majoritairement simples et réalisés dans des matériaux de fortune : balles et bâtons, animaux façonnés dans de l’argile, poupées en chiffon. Au Moyen Âge, en Orient comme en Occident, l’enfance n’est pas perçue comme une période positive de la vie. L’aspect éducatif du jeu n’émerge qu’à la Renaissance avec la pensée humaniste. En Islam, le jeu au sens d’amusement, la‘ib, est généralement condamné par les penseurs pour sa futilité. S’inscrivant dans la tradition antique, les intellectuels musulmans reconnaissent cependant qu’un travail continu sans distraction finit par engourdir l’esprit et, partant de là, qu’un peu de distraction doit être tolérée. De même, le jeu doit être permis occasionnellement aux enfants afin qu’ils supportent les rigueurs de l’éducation. Les hadiths[12] parlent aussi de jouets de laine qui étaient donnés aux enfants pratiquant le jeûne pour les distraire de leur faim. La tradition musulmane[13] rapporte que Aïcha, épouse favorite du Prophète, attira pour la première fois son attention en s’amusant sur une balançoire. Il la surprit également jouant avec des poupées, un fait qui engendra de nombreux débats parmi les juristes : ceux-ci ne parvinrent pas véritablement à résoudre le paradoxe entre le rejet des idoles énoncé par le Coran[14] et la valeur éducative reconnue aux poupées pour former les petites filles à leur futur rôle de mère. Cette ambiguïté expliquerait en partie l’imperfection volontaire apportée à la fabrication de ces jouets.
Dans les milieux de cours existaient néanmoins quelques « jeux » très élaborés, dédiés au divertissement princier : les automates. Aucun ne nous est parvenu malheureusement, mais nous en conservons la trace dans les récits d’époque et par des traités qui leur ont été consacrés, notamment le fameux Traités des Automates écrit par al-Jazarî au XIIIe siècle. Plusieurs copies sont illustrées de ces machines à la fois ludiques et élaborées techniquement, horloges mécaniques, automates à boire et autres systèmes ingénieux, qui devaient égayer et surprendre les convives à la table royale. On peut encore observer de nos jours une horloge hydraulique, partiellement conservée à la madrasa Bû ‘Inâniya de Fès (Maroc) et datant du XIVe siècle. L’Occident, s’appuyant sur la même tradition antique que l’Islam[15], développa aussi la science des automates. Par exemple, à partir du XIIIe siècle furent créés les jaquemarts, ces figurines en bois ou en métal qui indiquent les heures en frappant une cloche avec un marteau[16].
Les grands personnages pouvaient également commanditer des éléments de jeu, à la fois objets ludiques et œuvres d’art. Le musée de Burgos en Espagne conserve ainsi un cylindre en ivoire, délicatement sculpté et inscrit au nom d’une princesse omeyyade[17]. Il s’agirait d’un étui à manqala, un jeu déjà pratiqué en Égypte pharaonique, répandu de l’Espagne à l’Inde à l’époque médiévale et encore présent de nos jours en Afrique comme en Orient.
Les fêtes princières donnaient lieu à de nombreux divertissements comme la danse, le chant, la chasse, ou encore les joies du canotage décrites par le voyageur Ibn Jubayr (m. 1217) dans ses Relations des péripéties qui surviennent pendant les voyages[18]. La noblesse de Bagdad s’y adonnait sur le Tigre et, de même, les souverains aghlabides de Kairouan (Tunisie) organisaient au IXe siècle des fêtes nautiques sur un immense bassin encore visible aujourd’hui. Le départ vers La Mecque, lors du pèlerinage annuel, était un autre prétexte à l’organisation de festivités importantes, auxquelles était associée la population : les rues s’animaient alors de compétitions sportives, de feux d’artifice, de défilés somptuaires. Ibn Jubayr nous restitue les jeux de lumières organisés par les enfants de La Mecque lors de la Nuit de la Destinée[19] : munis d’une étoffe imbibée d’huile, chaque enfant se cachait derrière les créneaux du sanctuaire et allumait sa torche, créant l’illusion d’une propagation « magique » de la lumière.
Le théâtre, du moins sous une certaine forme, pouvait aussi être associé à une fête religieuse. La ta’ziya, qui signifie « témoignage de condoléances », est une commémoration du drame de Karbala au cours duquel mourut Husayn, troisième imam chiite, fils de ‘Alî (cousin et gendre du Prophète). Ces commémorations, qui avaient lieu les dix premiers jours du premier mois du calendrier musulman, peuvent être comparées aux mystères chrétiens et aux rituels de la Semaine sainte rappelant aux fidèles les étapes de la Passion. Elles donnèrent naissance peu à peu à des représentations de drames sacrés, avec des rôles chantés, qui aidèrent à la perpétuation d’éléments de la culture folklorique. Le théâtre d’ombre, attesté dans le monde musulman dès l’époque abbasside, était un divertissement très populaire. Les personnages et les histoires étaient fixés dans un répertoire, et réinterprétés en fonction de l’actualité, un peu comme dans la Comedia dell’arte. Le Museum für Islamische Kunst de Berlin conserve une marionnette en cuir découpé fabriquée en Égypte au XVe siècle et qui représente un de ces personnages, le cavalier chasseur.
Par cet aperçu rapide, nous constatons que le jeu, à l’instar de la diplomatie, de la guerre ou encore du commerce, est un puissant vecteur culturel. Domaine privilégié de l’échange, le jeu est le reflet ludique des multiples facettes d’une société : nous pouvons y lire les héritages sur lesquels celles-ci s’appuie, les emprunts qu’elle s’autorise auprès des civilisations voisines, et enfin ce qu’elle leur lègue.
A. M.
Calmard, J., « Ta’ziyè », in Dictionnaire de l’islam, religion et civilisation, Paris, Albin Michel, Encyclopædia Universalis, 1997, p. 819 - 822
Chartier, J.-L., Cent ans de polo en France, Paris, Polo Club Édition, 1992
Chenoufi, A., « Le jeu et les sports chez les arabes », in Ayoub, A. (dir.), Jeu et sports en Méditerranée, Actes du colloque de Carthage, 7-8-9 novembre 1989, éditions de la Méditerranée, p. 91-98
Mayer, L. A., Mamluk Playing Cards, Leyde, E. J. Brill, 1971
Pastoureau, M., Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental, Paris, Seuil, 2004, p. 269-291
Rosenthal, F., « La‘ib », in Encyclopédie de l’Islam, t. V, Leyde, E. J. Brill/Paris, Maisonneuve & Larose, 1986, p. 619-620
Rosenthal, F., « Nard », in Encyclopédie de l’Islam, nouvelle édition, t. VII, Leyde, E. J. Brill/Paris : Maisonneuve & Larose, 1993, p. 963-964
Rosenthal, F., « Kimâr », in Encyclopédie de l’Islam, nouvelle édition, t. V, Leyde/Paris, E. J. Brill/Maisonneuve & Larose, 1986, p. 111-112
Rosenthal, F., « Shatrandj », in Encyclopédie de l’Islam, nouvelle édition, t. IX, Leyde, E. J. Brill, 1998, p. 378-380
Saada, L., « Kharbga », in Encyclopédie de l’Islam, nouvelle édition, t. IV, Leyde, E. J. Brill/Paris : Maisonneuve & Larose, 1978, p. 1103-1104
Salem, A., « Les jeux de tauromachie à l’époque du dernier royaume musulman de Grenade », in Ayoub, A. (dir.), Jeu et sports en Méditerranée, Actes du colloque de Carthage, 7-8-9 novembre 1989, Éditions de la Méditerranée, p. 133-136
Viré, F., « Hamâm », in Encyclopédie de l’Islam, t. III, Leyde, E. J. Brill/Paris, Maisonneuve & Larose, 1990, p. 111-112
Chess, East and West, Past and Present, (cat. exp. New York, The Brooklin Museum, 1968), New York, 1968
Museum für Islamische Kunst, Main sur le Rhin : Staatliche Museen zu Berlin – Preußischer Kulturbesitz/Verlag Philipp von Zabern, 2001, p. 85-86
[1] Coran, sourate II, v. 219, traduction Jacques Berque, Paris, Albin Michel, 2002.
[2] Ibid., sourate V, v. 90-91.
[3] Partisans du Mu`tazilisme, mouvement religieux qui remonte aux premiers temps du califat et devenu par la suite une des plus importantes écoles de théologie spéculative de l’islam.
[4] New York, The Metropolitan Museum of Art, inv. 40.170.148.151.
[5] Cf. par exemple les pions en cristal de roche du Museo Diocesano de Llérida, Espagne, Xe - XIe siècle, inv. 1473, ou encore ceux en cristal de roche, or, émeraude et rubis du Topkapi Sarayi Müsezi d’Istanbul, Turquie, XVIe -XVIIe siècle, inv. 1372-1373.
[6] Voir par exemple le panneau d’ivoire du XIVe siècle conservé au Metropolitan Museum of Art de New York (Gift of Ann Payne Blumenthal, 38.108), orné de quatre scènes courtoises dont une partie de jeu d’échec entre une dame et son soupirant.
[7] Par exemple Les Échecs amoureux, poème anonyme composé vers 1370 et qui connut un grand succès.
[8] Cf. Feliciano Bussi, Istoria della città di Viterbo, p. 213.
[9] Voir par exemple la scène de lutte sur la pyxide d’al-Mughîra, Paris, musée du Louvre, OA 4068.
[10] Historien, littérateur et poète arabe (897-967).
[11] Cf. Sahîh de Muslim, vol. 2-5, Tunis : éd. Dâr Sahnun, n° 1870.
[12] Cf. Sahîh d’al-Bukharî, vol. 3, 31, 181.
[13] Cf. par exemple Ibn Sa‘d, VIII, 40-5.
[14] Coran, sourate V, v. 90 ; sourate VI, v.74.
[15] Les plus célèbres automates de la période antique, pneumatiques (jouant sur la compression de l’air) ou hydrauliques (utilisant le mouvement des liquides), sont ceux de l’école d’Alexandrie (Euclide, Ktésibios, Philon de Byzance, Héron d’Alexandrie…), entre le IIe siècle av. et le Ier siècle ap. J.-C.
[16] Le jaquemart ramené de Courtrai en Belgique et installé par Philippe le Hardi sur une tour de Notre-Dame de Dijon en 1383 est l’un des plus anciens conservés.
[17] Étui au nom de la fille de‘Abd al-Rahmân III, Espagne, av. 961, Museo de Burgos, inv. 244.
[18] Tadhkira bi-akhbâr `an ittifâqât al-asfâr.
[19] Nuit du 26 au 27e jour du mois de ramadan, au cours de laquelle le Prophète reçut la révélation du Coran.
| Le projet | l'exposition itinérante | visite virtuelle | le catalogue | nos liens | Mentions légales | Contact | ![]() |
![]() |
![]() |
| Copyright Qantara 2008 © tous droits réservés |