À la période paléobyzantine, le costume de base est la tunique (chlamyde) surmontée d’un manteau. La chlamyde est un manteau long descendant à la cheville que l’on attache à l’épaule droite par une fibule. Le costume aristocratique se distingue du costume ordinaire par le plus grand nombre de couches de tuniques superposées, leur longueur plus grande, la richesse des matériaux utilisés, l’éclat et la variété des couleurs. Le costume aristocratique était fait de soieries précieuses rehaussées de perles et de pierreries. Il était également agrémenté de bordures brodées de fils d’or. Sur les bordures verticales du manteau, à hauteur de la poitrine, étaient cousus une paire de tablia, des morceaux d’étoffe rectangulaire dont la couleur et le décor les distinguait du reste du vêtement. La chlamyde impériale était de couleur pourpre avec des tablia dorés, alors que celle des dignitaires était souvent blanche avec une paire de tablia de couleur pourpre. Les soieries de couleur pourpre, les blattia, étaient réservées à l’usage de l’empereur et de sa famille, mais des morceaux d’étoffe, des bandes ou des lisières pourpres pouvaient être octroyées hors de l’usage impérial. La fibule qui attachait le manteau était un insigne honorifique tout comme le torque, collier formé d’une épaisse tige métallique rigide. La fibule de la chlamyde impériale était ronde et dotée de trois pendentifs, alors que celle des dignitaires était en forme d’arbalète.
Les panneaux de mosaïque symétriques de Justinien et de Théodora dans le chœur de l’église Saint-Vitale de Ravenne apportent une illustration vivante du chatoiement des costumes et des bijoux du couple impérial et des hauts dignitaires de la cour. Justinien porte un diadème (stemma) fait d’un rang de cabochons de pierres précieuses cerné de deux rangs de perles et flanqué de deux chaînettes terminées par une grosse perle piriforme. Sa fibule est faite d’un cabochon rond serti de perles d’où pendent trois chaînettes terminées par une grosse perle en forme de poire. Le diadème de Théodora porte un cabochon central sommé d’une sorte d’aigrette composée de trois grosses perles oblongues que bordent deux autres cabochons dans des sertissures formant des projections triangulaires également sommées d’une perle oblongue. Deux rangs de perles longs, les prependoulia, pendent de part et d’autre du diadème. Les rangs de pierres précieuses et de perles cousus sur l’encolure de l’impératrice, tout comme sur celle des femmes de sa suite, sont difficiles à distinguer de véritables parures portées sur la poitrine. Les perles cousues sur les manchettes des manteaux se confondent aussi avec des bracelets. La bordure du manteau de Théodora est enrichie de la composition de l’Adoration des Mages, qui met en valeur l’idée de l’offrande illustrée dans ces panneaux. Le vaste répertoire de tissus d’Égypte byzantine, qui nous sont parvenus, montre, en effet, la multiplicité de motifs de caractère religieux ou apotropaïque qui ornaient les vêtements dans le but de protéger ceux qui les portaient dans la vie quotidienne.[1]
La chlamyde a continué à être utilisée pendant la période mésobyzantine où elle était faite de tissus de couleur pourpre, rouge, bleue, verte, jaune et blanche rehaussés de décors géométriques, végétaux ou animaliers. Les bordures décoratives, habituellement tissées de fils d’or, mettaient en valeur son aspect ornemental. Les bandeaux décoratifs sur les bras portent souvent un décor d’ornements pseudo-kufiques inspirés des tirâz portés par les nobles islamiques. La longueur de la chlamyde mésobyzantine n’atteint pas toujours les chevilles et peut s’arrêter aux mi-mollets. Elle est attachée à l’épaule droite, ou, au milieu avec deux agrafes, ce procédé étant un développement mésobyzantin. À cette époque, la forme des fibules a également subi des transformations. La fibule impériale est de forme circulaire, sans pendentifs, ou rectangulaire avec un sommet arqué, enrichie de pierres ou d’émaux cloisonnés. Les broches des dignitaires sont aussi de forme circulaire. Le célèbre frontispice du manuscrit des Homélies de saint Jean Chrysostome, le Coislin 79 de la Bibliothèque nationale de France, avec l’image solennelle de l’empereur Nicéphore III Botaniate (r. 1078-1081) entouré de quatre dignitaires, illustre la magnificence des habits de cour dans la période mésobyzantine[2]. L’eunuque qui se tient debout à droite de l’empereur se distingue par son costume resplendissant orné de médaillons entrelacés qui enferment des lions dorés et rouges se détachant sur un fond blanc. Son costume rappelle une soierie qui nous est parvenue dans le reliquaire de Saint Siviard à Sens, ornée de médaillons inscrits de griffons sur un fond blanc.[3]
Aux XIIIe- XIVe siècles, la chlamyde disparaît totalement pour être remplacée de caftans, de manteaux et de couvre-chefs d’origine orientale. Le caftan était le type d’habit le plus courant des dignitaires de la cour. Fait de tissus précieux et décoré de motifs géométriques, végétaux et animaliers, il descendait jusqu’à la hauteur des chevilles et était boutonné devant. Il était porté avec une ceinture en cuir décorée d’ornements métalliques. Ce type de vêtement était habituellement désigné par un mot d’origine persane, le kabbadion. Ce costume était accompagné d’un turban. La coiffe impressionnante portée par Théodore Métochites dans la mosaïque dédicatoire de l’église de Chora (Kariye Cami) à Constantinople (vers 1315-1320/1), évoque un turban mais il pourrait également s’agir d’une sorte de chapeau fait de rembourrage recouvert de tissu. Vers les années 1320 sont attestées les importations de soieries orientales tissées de fils d’or, les camoca. Malgré le poids de la tradition, l’intégration de modes vestimentaires orientales et l’importation de soieries orientales à Constantinople est un processus qui s’est développé au cours de longs siècles, bien avant le XIVe où s’opère la coupure avec la tradition byzantine. L’arrivée à Constantinople de lainages et de soieries occidentales de haute qualité a également dû favoriser cette tendance nouvelle. Les costumes et couvre-chefs étaient des pièces de fabrication étrangère ou des fabrications locales inspirées de celles-ci[4].
B. P.
Malgré les divers usages locaux, les modes, la distinction entre costumes et parures masculins et féminins - les pratiques vestimentaires variant selon les classes sociales et l’existence de tenues spécifiques à des activités (chasse, guerre) - quelques constantes du costume islamique, valables pour toutes les zones géographiques et culturelles couvertes par cette civilisation, peuvent être dégagées. L’habillement y est constitué de deux principaux types de vêtements : ceux de dessus, longs, drapés ou coupés et cousus ; ceux de dessous, exclusivement coupés et cousus. En général, les costumes sont amples et dissimulent les formes.
Les auteurs grecs constituent l’unique source d’informations concernant l’habillement en Arabie avant l’avènement de l’Islam. L’izar, long vêtement drapé flottant retenu par une ceinture, en est l’élément principal. Les populations vivant dans la sphère des empires romains et iraniens adoptaient des vêtements caractéristiques[5].
Du temps du Prophète, le costume était simple et fonctionnel. L’izar était le vêtement de base. La chemise de corps (kamîs) était couverte par la djubba, tunique de laine à manches étroites d’origine byzantine. Un long manteau était porté dessus. Les sources historiques mentionnent les pièces portées par Muhammad : hulla, long manteau flottant, kabâ, robe à manches fendue sur l’avant, peut-être d’origine iranienne, etc. L’habitude de se couvrir la tête remonte à cette période. Le Prophète portait le turban (imâma) ; il existait d’autres coiffures, dont le burnus, haut bonnet[6].
L’expansion de l’empire islamique aux époques omeyyade et abbasside vit la naissance de traditions vestimentaires qui s’éloignèrent de l’austérité dictée par l’umma médinoise. Les étoffes luxueuses furent très tôt utilisées. La période omeyyade vit le développement d’ateliers de tirâz, ces vêtements brodés de bandes inscrites en kufique. Cette institution, peut-être d’origine byzantine ou sassanide, se maintint aux époques postérieures. Les robes d’honneur du tirâz sont des vêtements d’apparat symbolisant un statut social privilégié et sont offertes en récompense.
Sous les Abbassides, les robes officielles étaient noires, cependant, le souci croissant pour l’habillement et la naissance des modes vestimentaires remonte à cette période. C’est aussi la période où l’influence du costume iranien, visible dès l’époque omeyyade dans les statues califales des décors architecturaux, devient plus prégnante. Ce phénomène s’explique par la présence de vizirs iraniens à la cour, et se matérialise par l’usage des bas (jawrabî), de la kalansuwa ou tawila, coiffure haute et conique à armature de roseau ou de bois couverte de tissu et du caftan.
En Égypte fatimide (969-1171), le costume et la parure jouent un rôle primordial dans le cérémonial et la vie de cour. Le magasin d’Etat, dar al kiswa[7], contrôle la fabrication et la distribution de la garde robe. Grades et fonctions sont signifiés par les vêtements réalisés dans des étoffes coûteuses brodées d’or et d’argent. La tenue du calife se distingue par sa shâshiyya, énorme turban orné de pierreries. C’est à cette époque qu’apparaît la kalûta, bonnet très à la mode sous les Ayyoubides et les Mamluks. Les somptueuses parures sont constituées de boucles d’oreille, ceintures, bracelets…, réalisées dans des techniques élaborées (filigrane et grenetis). Les manuscrits de la Geniza[8] constituent une source d’information sur l’habillement aux époques fatimide, ayyoubide et mamluke. On peut y lire entre autres les noms et les caractéristiques d’environ 25 vêtements.
Les apports d’Asie Centrale, introduits dès le XIe siècle par les dynasties musulmanes d’origine turque, concernent principalement les tenues militaires et de cérémonie. Les manteaux à la turque (al akbiya al-turkiyya) fermés en diagonale sur la poitrine sont à la mode aux périodes seljukide et ayyoubide (XIe-XIIIe siècles)[9]. Les Mamluks d’Égypte (1249-1517) portent entre autres un manteau dit « tartare » et se coiffent d’une grande variété de bonnets et de turbans, dont le sharbush, bonnet triangulaire sur le devant parfois bordé de fourrure.
A l’époque ottomane, les tenues militaires et de cérémonie restèrent turques. La mode du caftan[10], long manteau dont la forme et la longueur des manches varient selon les modèles, porté sur un pantalon bouffant, se répandit largement.
Cette pièce emblématique du costume oriental était offerte à des émissaires étrangers dans le cadre de relations diplomatiques. Son port est attesté, dès le XIVe siècle, chez les dignitaires de la cour byzantine.
Le luxe des étoffes, parfois italiennes, utilisées pour la confection des tenues de cérémonie du trésor du palais de Topkapi, n’a d’égal que la somptuosité et la richesse des parures des sultans, coiffés de turbans dont les dimensions impressionnèrent les Occidentaux[11]. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, des livres de costumes réalisés en Turquie et exportés en Europe attestent de la curiosité que les Occidentaux avaient alors pour les coutumes et les cultures étrangères[12].
En Afrique du Nord et en Espagne, après la conquête arabe, les usages vestimentaires adoptés par l’élite dirigeante suivirent la mode califale en usage au Proche Orient. L’usage local était cependant largement observé par la population locale.
Au Maghreb, le burnus (manteau à capuche dont la forme est peut-être héritée des manteaux de laine des légionnaires romains), et la kisa (grande pièce de tissu jetée sur l’épaule portée par les populations berbères, peut-être sous l’influence du lodix et de la stragula, voiles portés en Afrique romaine) sont les pièces principales du costume.
En Espagne, la fidélité des califes aux usages omeyyades s’infléchit au cours du temps ; le costume s’enrichit des apports chrétiens du Nord de la péninsule ibérique.
Les nouveaux maîtres almoravides (Afrique du Nord et Espagne, 1056-1147) se vêtaient comme les berbères du Sahara, le visage à demi voilé. Grâce à l’unification politique du Maghreb et de l’Espagne, la mode andalouse se répandit en Afrique du Nord et avec elle, les bijoux réalisés grâce à des procédés techniques élaborés, qui perdurèrent jusqu’à des époques récentes[13]. L’austérité morale prônée par les Almohades (Espagne, Afrique du Nord, 1130-1209) imprégna les habitudes vestimentaires. Un turban complète le costume masculin, constitué d’un burnus d’une kisa, et les femmes portent systématiquement le voile. Ces usages vestimentaires se perpétuèrent aux époques postérieures. L’arrivée des Juifs et Andalous d’Espagne lors de la reconquista chrétienne introduisit de nouvelles tenues au Maghreb. A l’époque ottomane, la mode turque se répandit dans les grands centres urbains d’Afrique du Nord.
C. S.
Les costumes en Occident au Moyen Age ne sont connus que par une documentation partielle, fondée essentiellement sur les représentations tirées des manuscrits. Durant le Haut Moyen Age, femmes et enfants y figurent rarement, et les classes populaires encore moins. A partir du XIIIe siècle, les sources concernant les matières utilisées et les conditions de la production se multiplient, complétées par un plus grand nombre de peintures. Toutefois, la terminologie employée dans les textes est souvent peu précise, et les pièces de vêtements subsistantes sont rares, plus ou moins complètes selon qu’elles ont été retrouvées lors d’investigations archéologiques ou non. Durant les mille ans que recouvre le Moyen Age occidental, le costume populaire évolue peu, à la différence de la parure aristocratique. Enfin, les vêtements liturgiques constituent une catégorie à part.
La toile est plutôt utilisée pour les vêtements de dessous, et la laine pour ceux de dessus, surtout en hiver. La soie est réservée aux parures princières ou liturgiques. Les fourrures, portées le poil en dedans, se multiplient à la fin du Moyen Age, essentiellement pour les catégories aristocratiques et bourgeoises. Chaussures, ceintures et bourses sont en général en cuir, de même que les vêtements militaires, souvent renforcés de plaques de métal. Cottes de mailles et armures, coûteuses, restent l’apanage des chevaliers.
Le costume paysan évolue peu au fil du temps, et reste proche de celui de l’Antiquité. L’homme porte des braies, sorte de caleçon long qui tend à se raccourcir à la fin du Moyen Age. Une tunique courte couvre le corps, complétée si nécessaire par une cape à capuchon. Les femmes ne portent pas de sous-vêtements, mais des tuniques longues, la tête aux cheveux tressés étant généralement couverte par un voile, remplacé par un chaperon rouge ou noir dans les derniers siècles du Moyen Age. Parfois, un gilet de fourrure de qualité médiocre adoucit les rigueurs du froid. Hormis les tabliers, les tenues spécifiques de travail ne sont guère attestées qu’à la fin de la période médiévale pour les apiculteurs ou les mineurs…
Le costume aristocratique connaît une évolution beaucoup plus importante. L’installation des peuples « barbares » dans l’empire romain entraîne la disparition des amples draperies antiques au profit de tuniques courtes, avec des braies ou des chausses tenues par des bandelettes, le manteau subsistant sans grand changement. Pour la tenue guerrière, les broignes de cuir laissent la place à des cottes de mailles et à des protections métalliques, complétées par un casque qui protège de plus en plus le visage. A la cour de Charlemagne, les tissus coûteux, en particulier les soieries importées de l’empire byzantin, dénotent un goût princier du luxe. A partir du XIe siècle, on apprécie de nouveau les vêtements amples et longs à la mode dans le monde méditerranéen.
Dès le XIVe siècle, le costume ajusté se répand, constituant une véritable révolution. Le pourpoint est une veste courte matelassée qui s’inspire du vêtement porté sous l’armure, il couvre le haut du corps alors que des chausses protègent les jambes, les hauts de chausses se réunissant pour former une sorte de collant. De vives couleurs et des parements richement ornés témoignent du luxe de certains costumes, dont la qualité de la laine est par ailleurs remarquable. Les devises et armoiries figurent aussi sur le vêtement, mais à partir du XVe siècle ce sont plutôt les pages et les serviteurs qui les portent. Le plus haut degré de la richesse est marqué par le port d’étoffes de brocart, c’est-à-dire de soie rehaussée de motifs brochés d’or ou d’argent.
Le vêtement féminin, moins diversifié, plus simple, évolue peu. Toutefois, les robes amples et longues évoluent quelque peu à partir du XIVe siècle, en parallèle à la révolution masculine du costume. En effet, le haut des robes, au niveau du corsage, devient plus ajusté et s’échancre d’un décolleté. Mais c’est surtout sur la coiffure que s’exercent la créativité et la fantaisie, engendrant de véritables modes. Au XIIIe siècle, des bandes de tissu passent sous le menton et couvent les oreilles. Le touret et le mortier sont des sortes de toques qui couvent la tête, et laissent parfois la place au XVe siècle à d’extravagantes constructions d’étoffes avec une armature de fils métalliques, réservées aux milieux princiers.
Des vêtements distinctifs peuvent servir aussi à désigner ou stigmatiser une catégorie de la population, habits des ordres religieux, croix ou coquille Saint-Jacques des pèlerins, rouelles (cercle de tissu) ou chapeaux pointus jaunes des juifs, croix de couleur sur le dos et la poitrine des hérétiques repentis, rubans fixés à l’épaule ou chaperon de couleur vive des prostituées… Il existe aussi des déguisements liés aux fêtes ou aux mascarades, qui favorisent les transgressions.
Les vêtements liturgiques constituent évidemment un cas particulier. Leur élaboration remonte à l’Antiquité Tardive : après la légalisation du Christianisme en 313, les usages de l’Église se sont inspirés de ceux de l’État. Les vêtements liturgiques découlent de ceux des dignitaires et des fonctionnaires impériaux. Ils sont utilisés lors de célébrations et diffèrent des habits ecclésiastiques portés couramment. Leur usage a évolué au cours des siècles. S’il en existe un grand nombre, quelques uns ont un rôle essentiel.
La chape, grande cape circulaire ouverte, est portée lors des grandes cérémonies et des processions. En tissu précieux, elle est bordée d’une bande brodée d’or nommée orfroi. Elle s’attache par une agrafe, le fermail. Munie à l’origine d’un capuchon pour protéger de la pluie, elle est alors appelée pluvial. La chasuble, dont le nom provient d’un vêtement de dessus, la casula, est formée de deux grands pans arrondis et s’enfile par la tête. Brodée, ornée d’une bande verticale sur le devant et d’une grande croix dans le dos, elle est revêtue par le célébrant de la messe. Ces tissus brodés étaient très souvent d’origine anglaise aux XIIIe-XIVe siècles, l’opus anglicanum s’exportant alors dans toute l’Europe. La dalmatique, vêtement à manches en laine de Dalmatie – d’où le nom - à l’origine, est portée par les diacres lors des cérémonies solennelles. L’aube, tunique blanche à manches (dérivant de la tunica talaris romaine), se porte sous les vêtements précédents, avec l’amict, rectangle de toile blanche frappé d’une croix, porté autour du cou. Ceux qui ne sont pas en habit de célébrant portent le surplis blanc, ample, retenu par un cordon. L’étole (stola romaine) est une longue bande d’étoffe brodée comme la chasuble, réservée à certaines fonctions liturgiques. Il existe aussi des insignes liés à une dignité, mitres et calottes, bâtons pastoraux en forme de tau ou de crosses, bas et sandales liturgiques, gants, peignes... Le pallium des archevêques est une bande de laine blanche frappée de croix noires, découlant du manteau romain.
Th. S.
Byzance
M. G. Parani, Reconstructing the Reality of Images. Byzantine Material Culture and Religious Iconography, The Medieval Mediterranean 41, Leiden et Boston, 2003, p. 11-100
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Majda, T., « Libâs », in Encyclopédie de l’Islam, nouvelle édition, t. 2, Leiden, E.J. Brill, 1977, p. 733-759
Martinez Montavez P., Ruiz Bravo-Villasante C., L’Islam en Europe, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1991
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Le Vêtement. Histoire, archéologie et symbolique vestimentaire au Moyen Age (collectif), Cahiers du Léopard d’Or, I, Paris, 1989.
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Odile BLANC, Parades et Parures. L’invention du corps de mode à la fin du Moyen Age, Paris, Gallimard, 1997.
[2] Byzance. L’art byzantin dans les collections publiques françaises, Catalogue d’exposition, éd. J. Durand, Musée du Louvre, Paris, 1992, no. 271, p. 360-361.
[3] Byzance, no. 287, p. 379 ; Maguire, « Magic and the Christian Image », p. 55.
[4] D. Jacoby, « Late Byzantium between the Mediterranean and Asia. Trade and Material Culture », dans Byzantium. Faith and Power (1261-1557). Perspectives on Late Byzantine art and Culture, The Metropolitan Museum of Art Symposia, ed. S. T. Brooks, New York, 2006, p. 20-41.
[5] Ainsi les Arabes du désert syrien se vêtaient à la mode du monde hellénistique oriental ; des chefs arabes de Hatra adoptaient également le costume parthe.[6] Ce mot désigne aussi un long manteau à capuche.
[7] Il fut créé sous al-Muizz (r. 953-975).
[8] Ces quelque 200000 manuscrits, parmi lesquels de nombreux rédigés en arabe en écriture hébraïque, proviennent d’une salle de la synagogue Ben Ezra du vieux Caire (Fostat)
[9] Le frontispice des Maqâmat de Hariri (Égypte, 1334, Vienne, Nationalbibliothek, A.F.9.) est orné d’un souverain portant cette tenue.
[10] Caftan attribué à Mehmet IV, Turquie – Italie, XVIe siècle, soie, filé or, velours coupé bouclé or ,satin gaufré, Istanbul, Musée du Palais de Topkapi, inv. 13/500.
[11] Peintre anonyme de Vérone, Portraits d’une série de souverains ottomans : Okhân, Murâd III, Mehmed I, Venise, 1758 ou après, Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, inv. 2236, 2241, 2246, 2239.
[12] Diverses manières de se vêtir des Turcs, Turquie, XVIIe siècle, Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, inv. Cod. It. IV, 491.
[13] Collier à l’oiseau, Maroc, Fès, XVIIe-XVIIIe siècle, or, pierres précieuses (rubis, émeraude), perles ; décor de grenetis, de filigrane, d’émaux cloisonnés, collection particulière.
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